Mai 172016
 

1627673_6_9a4e_couverture-de-l-ouvrage-de-sophie-coignard-et (1)Bien des Bretons sentent peser sur eux un couvercle qui les empêche de penser autrement que dans le cadre national-républicain, c’est-à-dire en se soumettant à une oligarchie parisienne omnipotente. Et quand en Bretagne des revendications se font jour, cette oligarchie politico-journalistique nous explique qu’au final le problème vient … des Bretons. Rappelez-vous les Bonnets rouges et l’affaire de l’écotaxe : il fallait être Breton pour ne pas comprendre le génie parisien, et n’avoir décidément aucune honte pour sortir les gwenn-ha-du !

Or, la vérité, c’est qu’il n’y a pas de problème breton, mais bel et bien un problème français.

Avec lequel non seulement les Bretons se débattent, mais aussi de plus en plus de Français. La différence, c’est qu’en Bretagne, nous pouvons espérer reconstruire un avenir démocratique sur la base de notre territoire et de notre identité particulière, nous pouvons nous passer de Paris, nous l’avons déjà fait !

Le reste des Français, exceptés les Alsaciens, les Corses et les Basques, n’ont pas la même facilité. N’étant plus que Français, ils ont plus de difficultés à penser par eux-mêmes et autrement que via le système parisien. De plus en plus perçoivent cependant qu’il s’agit d’un monstre politique, d’une Union soviétique qui a réussi (pour combien de temps encore ?). Que tout ça ne durera pas éternellement.

Breizh Europa existe car l’État centralisé est un problème. Breizh Europa a la simple ambition d’offrir à la Bretagne ce qu’elle devrait avoir … si l’État français entrait dans les standards internationaux des règles démocratiques, de partage des richesses, du respect de la société civile, et de solidarité. Rien de moins, rien de plus.

Mais la donne a fondamentalement changé, et c’est une bonne nouvelle pour nous. Le jeu n’oppose plus simplement l’État à nos aspirations, mais oppose l’État à nos aspirations et à la construction européenne. C’est pour cela que l’on entend de plus en plus de voix parisiennes s’en prendre à l’Europe : «l’Europe en panne, l’Europe qui déçoit, l’Europe qui fait peur …». C’est la nouvelle ritournelle à la mode chez les beaux esprits parisiens.

Breizh Europa existe car l’Europe se construira, quoi qu’il advienne. Breizh Europa participe à l’intégration de l’Europe fédérale par son ancrage en Bretagne.

L’autonomie de la Bretagne se prendra bout par bout, dans le respect des droits français et international actuels, tandis que l’État français s’enfonce progressivement. Longtemps imperceptible, c’est une évolution désormais visible à l’œil nu, qui s’accélère. Ceci est un double mouvement inéluctable, qui est déjà intégré dans les têtes, même si beaucoup préfèrent ne pas se l’avouer.

Concernant l’Europe, nous sommes convaincus qu’elle se doit se construire pour de bon, avec des abandons de souveraineté nationale. Mais que, justement, elle ne se fera que par l’émergence de régions fortes. Celles-ci ont besoin de l’Europe, tout autant que l’Europe a besoin d’elles. Ce double mouvement est tout aussi inéluctable. L’obstacle qui demeure devant nous, c’est l’État français en décomposition.

Voici ce que nous proposons, voici nos valeurs :

  • Pour une Europe fédérale et toujours plus intégrée
  • Pour plus de démocratie … et moins de République
  • Pour une économie où la responsabilité va de pair avec la solidarité
  • Pour une éducation basée sur la confiance, libérée des lubies parisiennes
  • Pour une politique de santé universelle, financée par nous-mêmes
  • Pour un juste équilibre entre les droits et la sécurité des personnes
  • Pour une diplomatie et une politique étrangère de l’Union Européenne
  • Pour des énergies innovantes, écologiques et décentralisées
  • Pour la simplification et la démocratisation de la gestion territoriale
  • Pour une identité ancrée qui permette la connexion avec le monde.

Vincent Fraval, mai 2016.

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