Oct 282014
 

 

Ces derniers jours, la passivité de nos parlementaires bretons, dans l’ensemble et à quelques exceptions près, est devenue criante.

D’abord, le rapport de force exercé par le Parti des Radicaux de Gauche sur le gouvernement Valls a fait reculer ce dernier sur la première mesure-phare de sa réforme territoriale.  Ce  petit parti a obtenu que soit maintenue une soixantaine de départements, alors que le premier Ministre avait fièrement promis leur totale disparition !

Ensuite, la mobilisation des élus alsaciens, qui savent, eux, respecter leurs électeurs,  celle des élus de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon ont poussé le Sénat à maintenir ces trois régions. C’est la deuxième mesure-phare du projet Valls qui est battue en brèche : non plus 13 régions, mais 15.

Et la Bretagne pendant ce temps-là ? Aucun parlementaire, seul ou en association, ne s’est risqué à exercer la moindre pression pour réunifier le territoire. Ils arguent du fait que la réunification procède du droit d’option, qui est en théorie le droit pour un département de quitter sa région actuelle, alors que ce droit en réalité n’existe pas. Ce droit d’option est la troisième mesure-phare du projet.

La posture de nos parlementaires est une imposture. Elle masque leur incapacité à faire leur métier, à savoir défendre la Bretagne et ses habitants. Incapacité sur fond de reculades successives du gouvernement !

La réforme territoriale permettra à la Normandie de se réunifier, à l’Alsace de survivre, et empêchera la Bretagne de se développer. Nos parlementaires n’ont apparemment ni le courage ni le sentiment breton qui leur permettraient de faire reculer ce gouvernement.

Au bout du compte, cette réforme n’apportera ni économies budgétaires ni dynamisme économique ni simplification administrative. Si elle avait le mérite de montrer aux Bretons la vacuité de leurs parlementaires, ce serait déjà ça.

Carolin Ollivro, présidente de Breizh Europa

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